Le lifting de la face interne des bras
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Le lifting de la face interne des bras
Description

Cette intervention est mal connue du grand public, et ce pour deux raisons principales. Tout d’abord, elle est assez peu pratiquée et la demande se fait de bouche à oreille. Plus on opère, plus la demande est forte, et inversement. Par ailleurs, la mobilité en rotation naturelle de l’épaule fait qu’il se trouve toujours un mouvement où la cicatrice est visible quand les bras sont nus, ce qui est une des principales raisons d’hésitation chez les clientes (il s’agit en effet de femmes la plupart du temps).
Les contraintes semblent donc souvent supérieures au bénéfice espéré si elles sont expliquées avec objectivité avant l’intervention, ce qui est une obligation légale et un devoir.

 

 

 

De quoi s’agit-il ?
Anatomiquement, on appelle « bras » le segment du membre supérieur qui va de l’épaule au coude. Le vieillissement et les amaigrissements importants peuvent entraîner une déformation disgracieuse des tissus du bras, qui pendent et rendent le port de vêtements à manches courtes tout à fait disgracieux.
Il faut distinguer la face externe du bras, qui est le siège d’un tissu graisseux sous-cutané abondant et peut donc bénéficier d’une lipoaspiration en cas de besoin, de la face interne, à peau très fine, sans beaucoup de graisse et recouvrant les vaisseaux et les nerfs principaux du membre supérieur. Les effets de la pesanteur entraînent habituellement une distension inférieure de la peau du bras, c’est-à-dire à la jonction entre peau externe grasse et peau interne fine. Il faut donc associer la lipoaspiration à une résection cutanée prudente de la face interne du bras avec remise en tension de la peau sur toute sa circonférence. Bien faite, cette intervention pourra apporter un bénéfice important sur la silhouette assortie de son retentissement psychologique.
 
La consultation préopératoire

L’entretien initial doit être particulièrement informatif sur la dimension, la position et la qualité des cicatrices, ce qui rend la concrétisation de la décision si rare et si difficile : les cicatrices ne sont dissimulables que si elles sont dans l’aisselle, mais le résultat est alors très modeste. Le mieux est souvent d’associer les deux techniques.
Il faudra également informer des risques de complications, rares, et de l’évolution postopératoire normale.
Contre-indications :
Les femmes ayant subi un curage des ganglions de l’aisselle (le plus souvent à cause d’un cancer du sein, mais aussi en raison d’un mélanome ou d’une autre pathologie du membre supérieur) ne peuvent être opérées. Le risque est la survenue d’un « gros bras » avec des épisodes de lymphangite aigue.

Les modalités pratiques
  • L’anesthésie : elle est générale la plupart du temps, c’est en tout cas la solution de confort. Il ne faut donc pas oublier les examens et la consultation d’anesthésie préopératoires.
  • L’hospitalisation : elle est ambulatoire ou dure 24 heures, c’est-à-dire une nuit de surveillance postopératoire, parfois plus en fonction de l’évolution du drainage.
     
Le déroulement de l’opération
  • Les incisions : elles se font à la face interne depuis l’aisselle jusqu’au coude. On peut avoir à pratiquer vers le haut une courte incision horizontale dans l’aisselle.
  • Le geste opératoire : assez simple, il consiste à pratiquer une lipoaspiration préalable des zones les plus externes, puis à retirer l’excédent cutané de la face interne sous la forme d’un redrapage en évitant les décollements cutanés étendus.
  • Les sutures : sont faites en deux plans avec des précautions de capitonnage des espaces morts pour éviter la survenue d’épanchements postopératoires. La pose d’un drain est conseillée.
  • Le pansement : circulaire au début et donc enveloppant, il est remplacé par un pansement sec et fermé à la face interne du bras qui n’empêche pas le port de vêtements à manches longues. La cicatrisation demande de 10 à 15 jours.
Le postopératoire
  •  Les douleurs : elles sont minimes, plutôt apparentées à une gêne ou à un picotement.
  •  L’œdème des tissus : il est inévitable, comme dans n’importe quel acte chirurgical ; il peut se prolonger pendant 3 à 4 mois.
  • Les ecchymoses : les bleus apparaissant rapidement dans les heures qui suivent, mais sont très variables en fonction de facteurs individuels (coagulation sanguine, fragilité vasculaire). Ces ecchymoses sont d’autant plus longues à disparaître qu’elles sont importantes au départ ; comptez 2 à 3 semaines.
  • L’éviction sociale : elle dépend des trois éléments précédents et de la possibilité éventuelle de se maquiller (anticerne…). Comptez de 1 à 3 semaines.
Le résultat
  • La durée : le résultat est immédiatement visible et encourageant ; il faut pourtant patienter de 3 à 6 mois pour obtenir le résultat définitif. Comptez de 12 à 18 mois en ce qui concerne la cicatrice.
  • La pérennité : elle bonne si l’on respecte une certaine stabilité pondérale, et la satisfaction est réelle à condition d’avoir reçu une information adéquate sur les cicatrices.
  • La variabilité : elle est liée ou à des complications (lymphœdème, infection, nécrose cutané) ou à une cicatrisation disgracieuse.
Risques et complications

Les risques sont peu nombreux et peu différents de ceux liés à la chirurgie en général. Il faut cependant noter le risque de lâchage de sutures, notamment en haut et à la jonction du T cicatriciel en cas d’efforts ou de mouvements excessifs en postopératoire immédiat.

Conclusion
Intervention aux cicatrices redoutées il y a quelques années, le lifting de la face interne des bras est finalement très populaire et très demandé, car les patients, surtout des patientes, souffrent beaucoup de cette peau qui pendouille sous les bras, surtout après avoir fourni d’immenses efforts pour obtenir un amaigrissement de plusieurs kilos ou de plusieurs dizaines de kilos. La satisfaction sera au rendez-vous si l’information est claire et complète.
Hospitalisation :
Durée intervention :
Pansements :
Arrêt des activités sportives :
Résultat morphologique :
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