La chirurgie esthétique du nez ethnique
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La chirurgie esthétique du nez ethnique
Description

Les rhinoplasties ethniques sont parmi les sujets que les chirurgiens d’A.E.A. ont particulièrement approfondi. C’est en partie dû au fait que son fondateur le Dr Xavier LATOUCHE a exercé pendant une vingtaine d’années en Afrique de l’ouest, à Abidjan puis à Dakar, dans des pays où coexistent des populations Africaines et Libanaises et donc avec des demandes fréquentes d’intervention sur des nez à caractéristiques Africaines et Sémitiques.

De quoi s’agit-il ?
Les demandes sont bien différentes de celles des patients Européens et surtout les réactions des tissus diffèrent du fait de leurs spécificités. 
Une rhinoplastie ne peut être qu’une intervention sur mesure. Nous avons coutume de dire qu’il y a autant de nez différents que d’individus et le programme ne peut être qu’individuel. Cependant il faut tenir compte de certains aspects communs aux divers groupes ethniques, par exemple :
Les nez méditerranéens (Libanais, Egyptiens, Arabes, Maghrébins), sont souvent forts à la pointe tombante et grasse avec des os propres larges et d’aspect aquilin. La peau en est souvent épaisse et séborrhéique et les narines larges. 
Le nez Africain à l’inverse est court et épaté, les narines larges, la pointe épaisse, d’aspect ensellé avec un angle naso-frontal obtus. 

Le chirurgien doit bien connaître ces caractéristiques pour en corriger certains aspects, MAIS, il faut corriger tout en respectant les caractéristiques ethniques. Autrement dit il n’est pas question de trahir un patrimoine génétique ou de renier ses origines, simplement de corriger les « excès » ou les disgrâces tout en respectant les particularités de chacun et de chacune. 
Tous les moyens de la technique pourront être utilisés pour y parvenir :
- Résections narinaires, ostéotomies
- Rhinoplastie ouverte ou sous endoscopie
- Dégraissage de la pointe pour l’affiner
- Greffes osseuses, cartilagineuses ou implants
Dans tous ces cas, l’entretien pré opératoire est bien entendu essentiel pour bien assimiler les demandes du patient(e) et y répondre au mieux.
Les modalités pratiques
  • L’anesthésie : aujourd’hui, la plupart des chirurgiens pratiquent une rhinoplastie esthétique chirurgicale sous anesthésie générale avec contrôle des voies aériennes supérieures. Il peut arriver cependant que certains gestes soient faits sous neuroleptanalgésie et anesthésie locale, notamment pour les plasties de pointe et les plasties narinaires.
  • L’hospitalisation : elle n’excède pas 24 heures, incluant la nuit postopératoire. Bien souvent, on peut effectuer cette intervention en ambulatoire, entrée le matin et sortie le soir.
  • La sortie : on n’est pas très présentable à la sortie, aussi ne faut-il pas oublier d’informer l’entourage, qui risque d’être impressionné.
     
Le déroulement de l’opération
  • Les incisions : on essaie, dans la mesure du possible, de dissimuler les incisions à l’intérieur des narines. Ces voies permettent d’accéder à toutes les structures osseuses et cartilagineuses du nez en décollant la peau du plan profond, ainsi que la muqueuse à l’intérieur des narines. Il est parfois nécessaire de pratiquer une incision cutanée au pied de la cloison pour mieux traiter la pointe du nez, ou bien dans le pli séparant la narine de la joue quand on veut réduire la taille des narines.
  • Le geste opératoire : après avoir décollé la muqueuse à l’intérieur du nez et la peau à l’extérieur, on peut accéder à l’ensemble des structures du squelette nasal avec sa partie osseuse et sa partie cartilagineuse. On va donc remodeler le squelette osseux (ostéotomie) et rectifier la dimension des cartilages. Dans la plupart des cas, ces gestes sont suffisants ; parfois, on doit ajouter de la matière (cartilage ou os), qui sera prélevée sur le cartilage de l’oreille et au niveau de la tempe pour l’os.
  • Les sutures : les sutures internes sont faites à l’aide de fils résorbables en une dizaine de jours. Quand il existe des incisions externes, les sutures se font à l’aide de fils non résorbables ultrafins.
  • Le pansement : le remodelage d’une architecture aussi délicate que celle du nez demande deux types de contention :
    - interne, par la mise en place de mèches pour soutenir les os du nez et les cartilages ; celles-ci restent de 24 à 72 heures ;
    - externe, par des Steri-Strip® (bandes adhésives) renforcés par un plâtre avec appui frontal ou une simple attelle nasale.
Le postopératoire
  • Les douleurs : contrairement à une idée couramment acquise, la rhinoplastie n’est pas une intervention douloureuse. Des bleus et un gonflement envahissent habituellement les paupières, qui ont un peu de mal à s’ouvrir, et les narines sont souvent le siège de quelques écoulements sanglants. L’aspect du visage est donc un peu impressionnant, mais la douleur est absente. Il s’agit plutôt d’une gêne liée à l’obligation de respirer par la bouche tant que l’on n’a pas retiré les mèches, et ensuite à la formation de croûtes qui peuvent durer de 2 à 3 semaines.
  • Les bleus : en fonction de leur importance, les bleus se résorbent en 12 à 20 jours, permettant alors la reprise d’une vie sociale normale.
  • Le plâtre : il est retiré au dixième jour, ce qui permet de découvrir les nouveaux contours du nez, qui à ce stade est encore très gonflé. L’œdème diminue tous les jours, mais peut demander entre 3 et 6 mois pour disparaître.
  • Le résultat : le résultat final ne peut être estimé raisonnablement qu’au bout d’un an.
Le résultat
  • Le résultat est dans tous les cas une amélioration de la situation préexistante ; il doit être clairement établi par le praticien et son patient que le nez parfait n’existe pas. Il est en effet une quatrième dimension, l’évolution biologique et cicatricielle, que nous ne pouvons entièrement maîtriser. Cette quatrième dimension peut déterminer des variations par rapport au projet initial qui devront être acceptées. Les vrais défauts (bosse résiduelle, esquille osseuse, déplacement secondaire du nez, difficultés respiratoires) bénéficient habituellement d’une retouche, techniquement beaucoup plus simple que le geste opératoire initial.
  • La pérennité : elle est excellente, avec juste cette réserve que le nez, comme tous les organes, vieillit et que les résultats de la rhinoplastie peuvent varier un peu avec l’âge.
     
Attention

Malgré des exceptions (toujours possibles), la rhinoplastie est une opération à pratiquer après l’âge de 18 ans et avant 45 ans. En effet, l’enracinement de l’image corporelle est difficile à changer après 45 ans ; la satisfaction est plus incertaine, et le risque psychologique est plus important.

Risques et complications

Hormis quelques possibles imperfections, dont on a vu qu’elles pouvaient être aisément corrigées, deux complications plus graves peuvent survenir : les troubles respiratoires et l’insatisfaction de l’opéré.

  • Les troubles respiratoires : non seulement le nez doit être beau, mais il doit permettre la respiration, sa fonction première.
  • L’insatisfaction de l’opéré : cette insatisfaction résulte habituellement d’un défaut de communication préopératoire entre le chirurgien et le patient. Il faut que le contrat soit très clair d’un côté comme de l’autre. Il faut également se méfier des demandes irrationnelles correspondant à un trouble psychologique, à une dysmorphophobie ou simplement à un fantasme ; c’est le cas des gens qui viennent à la première consultation avec une photographie de magazine et disent : « Je veux un nez exactement comme ça ! »
Les rhinoplasties en questions

Au bout de combien de temps après l’opération puis-je refaire du sport ?

Si la pratique de ce sport ne présente aucun risque de choc nasal, on peut le reprendre dès récupération d’une respiration normale. Dans le cas inverse, ou si le sport génère des vibrations importantes au niveau du nez (moto, cheval, vélocross, tennis), il est conseillé d’attendre 2 mois avant une reprise régulière.

Que se passe-t-il si, quelques jours après la rhinoplastie, je prends un choc sur le nez ?

De deux choses l’une : soit le choc a entraîné une déformation du nez et il faut alors attendre 6 mois à 1 an avant de réopérer, comme dans le cas des imperfections corrigeables, soit il existe seulement un gonflement supplémentaire sans déformation probante. Il est alors probable que le choc a été sans conséquence. On n’en aura pourtant la certitude qu’après 2 à 3 mois.

Est-ce que tout le monde va se rendre compte que j’ai été opéré ?

En dehors des personnes informées dans l’entourage et de celles qui ont suivi le postopératoire immédiat, il est probable que personne ne sera à même de détecter le changement qui s’est produit. On voit qu’il s’est passé quelque chose, qu’il y a eu un changement, mais on ne peut pas dire de quel ordre. Par exemple, il nous est même arrivé qu’un frère ne décèle pas que sa sœur avait entrepris une rhinoplastie alors qu’elle avait préalablement une importante bosse sur le nez et qu’ils étaient tous les deux assez proches.

L’opération va-t-elle changer ma vie ?

Un nez véritablement disgracieux ou vécu comme tel peut engendre un comportement de dissimulation systématique (mettre la main devant le nez, éviter les photos de profil, adopter un certain style de coiffure) et entraîner dès l’adolescence un manque de confiance en soi et en l’image que l’on véhicule. Une rhinoplastie va, dans ce cas précis, beaucoup améliorer la qualité de vie, la capacité de séduire, l’ouverture et l’assurance en soi. Cette intervention peut soulager alors d’un véritable boulet, à condition bien entendu d’accéder à la prise de conscience du nouveau profil.

Conclusion
La rhinoplastie a longtemps été considérée comme le symbole même de la chirurgie esthétique. Elle en représente également toute la complexité : d’une part, par la technique, qui est devenue un authentique « sur-mesure », et d’autre part dans la communication entre le chirurgien et le patient, qui doit permettre d’anticiper au mieux le futur résultat.
Hospitalisation :
Durée intervention :
Pansements :
Arrêt des activités sportives :
Résultat morphologique :
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