La chirurgie esthétique des paupières
Accueil > Opérations > La chirurgie esthétique des paupières
La chirurgie esthétique des paupières
Description

La chirurgie esthétique des paupières
Contrairement à ce que croient beaucoup d’entre nous, l’espèce humaine dispose de quatre paupières : deux paupières supérieures et deux inférieures. Le rôle des paupières est à la fois de protéger l’œil par la fermeture et de maintenir l’humidité de la cornée et de la conjonctive par la sécrétion de larmes. Leur rôle est également essentiel dans le dessin du regard et son expression par la motricité : clignement, étonnement, tendresse, interrogation…
Ces facteurs peuvent être altérés par des éléments génétiques et familiaux : on a le regard de son père ou les poches sous les yeux de sa mère ! Le temps intervient également dans le changement de nos expressions liées au vieillissement des paupières ; on traduit cela souvent par : « J’ai le regard éteint » ou « J’ai l’air fatigué ».
À la paupière inférieure, près du nez, une zone est très importante bien que sans dénomination anatomique propre : le cerne.

 

 

De quoi s’agit-il ?
La chirurgie esthétique des paupières a donc pour objet de corriger les altérations liées à l’âge ou à la génétique. On parlera de « blépharoplastie supérieure » ou de « blépharoplastie inférieure », du grec blepharo, « paupière ». On n’intervient, en chirurgie esthétique, pratiquement jamais sur une seule paupière.
Il est possible d’opérer simultanément les paupières supérieures et les paupières inférieures, éventuellement en association avec une autre intervention faciale : lifting, lipostructure ou technique de médecine esthétique associée (peeling).
Trois éléments sont nuisibles à la beauté de l’œil :
— l’excès cutané, notamment des paupières supérieures, qui leur confère un aspect lourd et donne un regard qui a perdu son éclat. Sur les paupières inférieures, il se manifeste par des petits replis cutanés ou des ridules ;
— les hernies graisseuses, qui se traduises par des poches sous les yeux plus ou moins importantes et qui, par contraste, marquent des cernes. Il existe également des hernies graisseuses dans les paupières supérieures, qui confèrent un aspect bouffi au visage ;
— le relâchement du muscle de la fermeture des paupières, muscle qui fait tout le tour de l’orbite (l’orbiculaire des paupières) ; son relâchement aggrave les hernies graisseuses et vient s’échouer sur la pommette, caractérisant le vieillissement de la face.
La correction chirurgicale de chacun de ces éléments constitue la blépharoplastie sur mesure, associée aux habitudes et à l’habilité de chaque praticien.
Les blépharoplasties s’adressent aussi bien aux hommes qu’aux femmes ; elles font habituellement partie de l’éventail des opérations de lutte contre le vieillissement, mais on peut parfois les pratiquer vers la quarantaine ou même avant, quand il s’agit de corriger des altérations génétiques familiales. Les blépharoplasties esthétiques ne peuvent en aucun cas faire l’objet d’un remboursement par la Sécurité sociale.
 
La consultation préopératoire

Un interrogatoire attentif est toujours nécessaire pour détecter les éventuels éléments médicaux qui pourraient être responsables de la situation (sinusite, néphrite) ou les éléments qui contre-indiqueraient l’intervention. Le plus souvent, un examen ophtalmologique est demandé afin d’éliminer une pathologie oculaire ou lacrymale.
Si l’intervention est réalisée sous anesthésie générale, le protocole habituel préopératoire sera respecté : bilan biologique, électrocardiogramme, consultation d’anesthésie, jeûne préopératoire, pas d’aspirine.

Les modalités pratiques
  • L’anesthésie : on peut tout envisager. L’anesthésie locale pure est la règle lorsqu’on intervient sur deux paupières. On peut faire appel soit à une neuroleptanalgésie (NLA), que l’on indique chez les sujets anxieux, « nerveux », ou si l’on prévoit que l’intervention dépasse 1 heure, soit à une anesthésie générale classique, plus habituellement réservée aux blépharoplasties supérieures et inférieures, éventuellement associées à un autre geste. Le choix sera effectué par le chirurgien et le patient conjointement, et éventuellement l’anesthésiste.
  • L’hospitalisation : elle est brève, souvent ambulatoire (entrée le matin, sortie le soir). Certains praticiens préfèrent assurer une surveillance sur place lors de la nuit qui suit.
Le déroulement de l’opération
  • Les incisions : pour les paupières supérieures, on tente de les dissimuler au mieux dans le pli que forme la paupière quand elle est ouverte de façon à rendre la cicatrice quasi invisible. Pour les paupières inférieures, deux solutions : la voie transconjonctivale, qui ne laisse aucune cicatrice apparente puisque l’incision se fait à l’intérieur de la paupière, et la voie externe classique, cicatrice parallèle à la ligne d’implantation des cils, débordant de quelques millimètres en dehors, dans une ride naturelle.
  • Le geste opératoire : à partir de ces voies d’abord, il est aisé de retirer les boules graisseuses responsables des poches et, si nécessaire, de retendre la sangle musculaire. Un redrapage cutané sans tension excessive permet d’achever l’intervention.
  • Les sutures cutanées : elles sont faites à l’aide de fils très fins, habituellement non résorbables, qu’il est donc nécessaire de retirer après 3 à 5 jours.
  • Le pansement : il est souvent fait à l’aide de Steri-Strip® ; on adjoint parfois des compresses oculaires glacées dans les heures qui suivent.
  • La durée : le temps opératoire varie en fonction du praticien et du programme, entre 30 minutes et 2 heures.
Le postopératoire
  •  Les douleurs : elles sont minimes, plutôt apparentées à une gêne ou à un picotement.
  •  L’œdème des tissus : il est inévitable, comme dans n’importe quel acte chirurgical ; il peut se prolonger pendant 3 à 4 mois.
  • Les ecchymoses : les bleus apparaissant rapidement dans les heures qui suivent, mais sont très variables en fonction de facteurs individuels (coagulation sanguine, fragilité vasculaire). Ces ecchymoses sont d’autant plus longues à disparaître qu’elles sont importantes au départ ; comptez 2 à 3 semaines.
  • L’éviction sociale : elle dépend des trois éléments précédents et de la possibilité éventuelle de se maquiller (anticerne…). Comptez de 1 à 3 semaines.
Le résultat
  • La durée jusqu’à obtention du résultat : le résultat se profile tous les jours au fur et à mesure de la résorption des ecchymoses, puis des œdèmes, enfin de l’estompement des cicatrices, mais il faut attendre près de 6 mois pour parler vraiment de résultat définitif.
  • La pérennité : on réintervient peu sur les paupières ; la résection des poches est en principe définitive. En revanche, le vieillissement cutané musculaire se poursuit, si bien qu’il arrive de refaire une blépharoplastie supérieure 10 ou 15 ans après la première ; le fait est plus rare pour les paupières inférieures.
  • La variabilité (aléas ou imperfections du résultat) : elle est liée à la subjectivité du jugement porté sur le résultat. On parle « d’yeux plus ouverts », d’un « regard plus lumineux », d’un « visage plus reposé ». Tous ces termes étant subjectifs, il est difficile de les classer sur une échelle de valeur mais, si les objectifs ont été clairement définis entre le praticien et le patient et qu’ils sont du domaine du rationnel, ils entraînent habituellement une grande satisfaction de la part des patients. S’il s’avère qu’une retouche est nécessaire, il faut éviter toute précipitation et ne pas l’envisager avant 6 mois.
Risques et complications

Les complications sont d’autant plus rares que le chirurgien choisi est formé et entraîné à la chirurgie plastique. Malgré cela, un certain nombre de complications peuvent survenir ; beaucoup d’entre elles sont bénignes et facilement curables.
Les kystes épidermiques, ou grains de millium, au contact de la cicatrice disparaissent spontanément en quelques semaines ou sont faciles à traiter. Plus gênants, et aussi plus rares, sont les troubles de sécrétion ou de résorption des larmes : larmoiement ou syndrome de l’œil sec ; ptosis (chute de la paupière supérieure), qui n’est souvent que l’aggravation d’une anomalie préexistante ; ectropion, qui survient plus fréquemment chez des sujets âgées dont le cartilage de la paupière s’est aminci. On peut observer ces complications après des blépharoplasties techniquement bien faites.
Enfin, exceptionnels mais rapportés dans la littérature mondiale, le glaucome (hypertension oculaire), la diplopie (double image), voire la cécité, peuvent survenir.

L’hypertrophie mammaire en questions

Est-ce que les cicatrices seront visibles ?

En ce qui concerne les paupières inférieures, la position des cicatrices est telle que leur détection est quasi impossible, avec ou sans maquillage, après quelques semaines d’évolution postopératoire. En revanche, sur les paupières supérieures, si elles sont fermées, sans maquillage et en pleine lumière, elles peuvent être visibles sous la forme d’un trait fin, plus blanc que la peau avoisinante. En fait, dans la vie courante, elles sont quasiment invisibles.

Est-ce que mon regard sera changé ?

Oui, bien sûr, le regard sera changé, mais c’est bien pour cela qu’on intervient, parce qu’avec le temps le regard s’est alourdi, terni et paraît fatigué. L’intervention va alléger le regard et l’éclaircir ; en fait, c’est plutôt un retour à ce qu’était le regard quelques années plus tôt. C’est la raison pour laquelle, d’ailleurs, il arrive que le chirurgien demande à voir des photos prises dix ou vingt ans plus tôt.

Quand vais-je pouvoir me remaquiller ?

Il est souhaitable de s’abstenir de maquillage pendant la période de cicatrisation. On peut appliquer de nouveau du maquillage sur des paupières opérées à partir du moment où toutes les croûtes ont disparu.

Suis-je certain de pouvoir fermer mes yeux normalement ?

Au final, oui, bien sûr. Pourtant, il peut y avoir des moments où, paupières fermées, il persiste un petit jour. C’est le cas à la fin de l’intervention du fait de l’action de l’anesthésie locale, mais aussi parfois dans les jours ou les semaines qui suivent. Il faut savoir patienter et préserver les tissus avec de la pommade ophtalmique à la vitamine A. La persistance de cette situation au-delà de 3 mois nécessiterait une réintervention.

Conclusion
La mastoplastie bilatérale de réduction, puisque c’est ainsi qu’on la nomme officiellement, est aussi une des plus anciennement pratiquée. Le Dr Passot, au début du XXe siècle en a établi les premières règles et c’est une intervention parfaitement codifiée depuis près de cinquante ans maintenant. Ses résultats, bons dès la première fois dans la majorité des cas, sont également durables dans le temps, 20, 30 ans et plus.
Hospitalisation :
Durée intervention :
Pansements :
Arrêt des activités sportives :
Résultat morphologique :
X